Pourquoi « Guichet Entreprises » ?

Guichet-entreprises.fr est le résultat d’une initiative du gouvernement français conformément à la mise en œuvre de la directive relative aux services dans le marché intérieur de 2006, demandant aux États membres de l’Union européenne (UE) et de l’Espace économique européen (EEE) d’établir un point de contact électronique unique pour la création d’entreprises comprenant toutes les formalités liées à la création, aux modifications de la situation et à la cessation d’activité d’une entreprise. Grâce à des partenariats mis en place dans le réseau du projet du Centre de Formalités des Entreprises (CFE), le service Guichet Entreprises a atteint sa septième année d’existence. Travaillant en étroite collaboration avec la Commission européenne et les partenaires nationaux, le « guichet unique » français est l’un des nombreux portails européens de l’initiative portée par le réseau EUGO, qui fédère l’ensemble des guichets uniques au sein de l’Union européenne. Depuis 2015, le projet est porté par la direction générale des entreprises (DGE) du ministère de l’économie en France. Le service Guichet Entreprises s’est depuis développé pour lancer le site internet guichet-qualifications.fr, ouvert au début de l’année 2016, un second site dans le cadre de la directive européenne relative à la reconnaissance des qualifications professionnelles.

Le domaine de la simplification administrative des entreprises contient une multiplicité de procédures autour de la réglementation et de l’information disponible sur la création, la vie juridique et la cessation d’entreprise. Ces procédures sont souvent peu claires, prenantes et écrites dans un langage difficilement accessible ou compréhensible. Des efforts ont été faits pour simplifier ces procédures et permettre à certaines entreprises de se saisir de moyens de création plus efficaces, mais les structures en place sont loin d’être suffisantes : alors que certaines procédures marchent, d’autres sont dépassées et inefficaces. La simplification administrative des entreprises a suivi un ensemble de règles et procédures qui ont pu aider les entrepreneurs, augmentant leurs statistiques structurelles et en gagnant de la confiance dans le processus administratif. Mais certaines restrictions encrées de ce processus administratif n’ont toujours pas été revues.

Pour tenter de remédier aux problèmes qui limitent l’efficacité, des performances système et du processus de structuration, et afin de faire des avancés et des progrès significatifs, la simplification administrative des entreprises a besoin de quelque chose qui va plus loin que ce qui existe déjà : une multitude d’idées et de solutions concrètes. Jusqu’à présent, le service Guichet Entreprises a été un chemin tracé d’essais et d’erreurs ; ces six dernières années de rénovation et de suppression des bugs et erreurs réduisant les performances et de reconception graphique ont vues l’abandon de logiciels et le renouvellement des équipes. Le chemin que nous avons pris pour atteindre le point de dématérialisation et d’autorisation, de fonctionnalité et de durabilité générale a été difficile à atteindre et de longue haleine. Il y a encore du travail à faire pour assurer les changements fondamentaux et importants pour former le paysage moderne de la communication administrative et de consolider ses fondations. Nous savons que pour moderniser et restructurer la simplification administrative des entreprises nous devons constamment chercher à simplifier, chercher des méthodes pour améliorer la qualité et l’efficacité des procédures qui vont véritablement économiser du temps et de l’argent aux citoyens, entreprises et gouvernements. Le guichet unique pour la simplification administrative des entreprises reste un défi colossal mais le service Guichet Entreprises fait des pas significatifs pour atteindre cet objectif.

Le début du projet

Mai 2009 a marqué le début du guichet unique pour la création d’entreprise par la signature du Président du Centre de Formalités des Entreprises (CFE) d’un réseau administratif pour aider à rationaliser la création d’entreprises. En tant que partenaire, le CFE reste responsable de la réception des fichiers, de l’envoi des informations aux organisations compétentes et de la transmission des demandes d’autorisations administratives nécessaires. Florent Tournois, désormais chef du service Guichet Entreprises, faisait partie de l’équipe initiale de douze personnes qui a œuvré à la mise en place des modalités et de la structure du portail que nous avons aujourd’hui. Conformément à la transposition de la directive Services, une installation préliminaire « version 1 » a été achevée à la fin de l’année 2009 et lancée officiellement le 20 janvier 2010.

Dès 2010, nous avons commencé à organiser les informations autour du traitement et de la prise en charge des procédures d’autorisation en cumulant environ 17 activités dans les secteurs de l’artisanat et des services traditionnels et, tout au long de cette année, 500 dossiers ont été créés (0,1% de la création d’entreprise en France). L’intégration du traitement dématérialisé de toutes les procédures administratives liées à ces secteurs de services consiste à identifier toutes les formalités nécessaires, demander des autorisations, fournir un engagement temporel spécifique et tenir des dossiers individuels. Dès le début du projet, et tous les ans, notre développement a été axé sur les bases du site : détecter les bugs logiciels et rénover les systèmes. Les éléments techniques ont détourné notre attention loin de l’amélioration de la dématérialisation et des procédures pour les entreprises, mais la mise au point technique a pu produire des processus plus fiables.

Les réunions du réseau EUGO ont commencé l’année du lancement de guichet-entreprises.fr avec une première réunion tenue le 30 septembre 2010. Au cours des six dernières années, ces réunions ont servi de moyen pour surveiller le développement des portails électroniques dans tous les États membres de l’Union européenne. Les réunions préliminaires ont permis à l’équipe du service Guichet Entreprises d’échanger les meilleures pratiques et partager des expériences avec l’intention de passer de V1, les guichets uniques de « première génération », à la version numéro 2 (V2) ou « deuxième génération ». Fin 2010, nous avons pu commencer ce processus en rassemblant des informations, mettant à jour les logiciels et en améliorant de façon constante la facilité d’utilisation globale du portail. C’est à cette période que Bernard Migaud a rejoint l’équipe en tant que chef de projet, travaillant directement sur le développement du site, le suivi de la qualité et la sécurité de nos contrats et sur les services d’hébergement.

2011-2012 : Ambitions et réalités

Le Groupement d’intérêts publics (GIP) a été créé au début de l’année 2011 ; une structure indépendante qui a contribué à donner une plus grande importance au procédé commercial. Florent Tournois en a été nommé directeur et a travaillé aux côtés d’une équipe de dix personnes. L’objectif pour janvier 2012 était d’obtenir 20% des entrepreneurs qui rentraient dans le rang des entreprises traditionnelles en France et, en même temps, d’améliorer la traçabilité des dossiers, la présentation et la lisibilité du site internet, et de numériser au moins dix procédures d’autorisation. Ces premières ambitions du projet étaient positives, mais il est devenu clair que nous n’étions pas encore prêts à atteindre de tels objectifs spécifiques. Les améliorations techniques sont alors devenues une priorité.

Par conséquent, en 2011, nous avons installé notre logiciel de front-office de Spécifications Fonctionnelles Générales (SFG) et les Spécifications Fonctionnelles Détaillées (SFD) en relation avec les 105 activités commerciales réglementées en France. À cette époque, dans notre conception, le système de front-office était fourni et géré par la Chambre du Commerce et de l’Industrie française (CCI). Le back-office ou le Système d’Échange et de Suivi (SES) était administré par Infogreffe, le fournisseur de services pour les entreprises et commerçants français. Bien que l’idée de développer nos propres systèmes a finalement été retenue fin 2013, et cela après de longues discussions, c’est au cours de cette première phase du portail que les systèmes pré-existants de front et back-office furent appliqués. Les premiers résultats pour les portails électroniques du gouvernement se sont montrés prometteurs entre 2010 et 2011 : les chiffres d’utilisation étaient encourageants, les visites sur le site internet et les requêtes individuelles ont augmenté et l’achèvement des procédures était également en légère croissance. Ces résultats nous ont incités à aller de l’avant. Vers la fin de l’année 2011, Juan Carlos Campillo a rejoint l’équipe pour établir et organiser les processus administratifs du projet. C’est à partir de ce moment que le projet a développé un moyen efficace pour communiquer sur les besoins  projet et développer les contrats de collaboration.

Cependant en 2012, l’ampleur de la tâche était devenu trop importante. C’est au cours de cette même année que nous avons lentement commencé la refonte de l’architecture technique du site, en mettant l’accent sur l’ergonomie et la sécurité. Cette intention, en partie, correspondait à un rapport national de notre « Guichet Unique » qui a analysé l’infrastructure et les services offerts en France. Il a été démontré que nous excellions dans la quantité d’informations que nous fournissions sur le site internet, allant au-delà de ce qui était légalement prévu et apportant « un élément majeur en matière de meilleures pratiques pour le portail. » Malgré ces commentaires positifs, le rapport soulignait également des améliorations majeures à faire afin d’améliorer la facilité d’utilisation du portail, dont beaucoup se trouvaient aux premières étapes de la mise en œuvre.

Alors que les premières activités dématérialisées étaient mises en production dès 2010, ce sont l’implémentation et les modalités autour de la traduction qui se sont révélées être un problème majeur. Nous avons décidé de nous concentrer sur ce point plus tard. Parallèlement, nous avons installé le logiciel de traduction de Google sur le front-office en accord avec la directive européenne. En avril, nous avons corrigé d’autres bugs et travaillé sur la rénovation des systèmes de front et de back-office encore gérés par nos partenaires nationaux (CCI et Infogreffe). A partir de juin, nous avons mis en place la politique de sécurité du système d’information (PSSI) de sorte que le portail soit entièrement conforme aux exigences de sécurité ; un vaste système, mais extrêmement important pour l’amélioration du site internet.

La mise en page du site internet est un autre aspect porté à notre attention grâce au rapport.  Des explications plus claires nous ont été fournies notamment sur l’organisation du portail recommandant l’usage d’outils de navigation plus simples pour faciliter la navigation de nos utilisateurs et afin de suivre facilement les procédures en cours. Nous avons développé ces éléments  graphiques à des fins d’organisation et dans le but de renforcer l’identité du service Guichet Entreprises. Nous avons pris le temps de récolter des idées pour créer un logo et arrêté un code couleur qui non seulement, s’adaptent bien en ligne, mais représentent aussi fidèlement l’esprit Guichet Entreprises lors de salons et foires, dans nosdépliants, et à l’usage des médias qui font la promotion du service à guichet unique. Les graphismes comprenaient également les cartes de visite, les en-têtes papier, les brochures et les dépliants qui permettraient d’améliorer la perception globale du projet. Mi-2012, nous avons commencé à développer la première Fonction Partenaire, un site internet distinct pour nos partenaires pas entièrement équipés pour accéder directement aux systèmes Guichet Entreprises. Ces partenaires utilisent ce site pour récupérer les fichiers d’entreprises créées en utilisant simplement le mot de passe et l’email de connexion. Après de longues discussions sur le contrôle de cette nouvelle installation, nos efforts et nos plans initiaux en 2012 ont été reportées et le site a été développé plus tard, fin 2013.

Bien que nos ambitions de dématérialiser de nouvelles formalités d’entreprises n’ont pas été atteintes, 2012 a été l’année qui a marqué le début des rénovations clés visant à rendre le portail sécurisé, clair et plus accessible. L’équipe a commencé à croître avec l’arrivée de Claire Le Sech en juillet 2012 et qui a participé à déterminer les exigences légales de la dématérialisation future des CFE. Claire a ensuite rapidement adapté ses compétences pour soutenir l’amélioration technique du portail concernant le service et l’expérience client.

2013 : La rénovation apporte de nouveaux défis

2013 a été l’année d’une grande reconstruction de nos formalités et procédures d’autorisation existantes, y compris de nombreuses mises à jour logiciels, ce qui a contribué à créer un front office plus organisé et facile d’utilisation. Le 16 septembre, un portail rénové a été mis en ligne en V2 ou en Guichet Unique de « deuxième génération » par le ministre de l’Économie. Le portail guichet-qualifications.fr a aussi bénéficié de cette mise à jourV2, en fournissant des informations (pour commencer) sur la reconnaissance de qualification professionnelle dans les pays de l’UE. Le site guichet-qualifications.fr a été officiellement lancé en 2016.

Avant le lancement de la V2, la structure originale des front et back-offices commençait dejà à montrer des lacunes fondamentales, non seulement révélant l’impossibilité d’améliorer le portail, mais aussi baissant la productivité de l’équipe. Il a été décidé que nous apportions une assistance interne à Infogreffe et à la CCI au contrôle de leurs systèmes. En juillet, les versions rénovées de ces systèmes étaient en place, plus soutenues et développées par le GIP. Cette transformation et ce soutien se sont avérés être une période difficile, car les principaux travaux de rénovation ont été suivis par une augmentation des erreurs système. Ce fut le moment où, en tant qu’équipe, nous avons commencé à remettre en question tous les systèmes et structures en place. Donc, à partir de septembre 2013, nous avons cherché à résoudre les problèmes de performance fondamentaux.

Tout d’abord, nous avons remis en question le logiciel BONITA (de Bonitasoft), une suite française de flux de travail et de gestion des processus d’entreprise. Bien qu’il soit connu pour gérer les données à différentes étapes, BONITA n’avait jamais eu à traiter une quantité de données telle que celle créée par le portail et a été submergé par la quantité de formulaires qu’il devait gérer. À ce stade, le remplacement de BONITA par quelque chose de plus efficace dans la gestion des données était une priorité. Nous avons décidé d’abandonner certains développements concernant la dématérialisation pour la simple et bonne raison que nous n’étions pas prêts à mettre en œuvre des fonctions d’autorisation particulières à un stade aussi critique et technique.

Malheureusement c’est au même moment qu’un autre problème est survenu. Un problème insoupçonné a été notre incapacité à récupérer les fichiers déclarés ou les créations d’entreprises déjà partiellement terminés après le passage de la V1 à la V2 du site. Cette erreur a entraîné des complications majeures au niveau de la communication et le site est resté hors ligne pendant près de deux semaines. Cela a eu pour effet une explosion des demandes d’assistance – six fois plus importante que d’habitude – et nous concentrant sur le service client. Pourtant, avec le recul, nous avons beaucoup appris de cette situation sur la communication avec nos utilisateurs qui nous a préparé à toutes situations similaires. Malgré les défis en cours et inattendus auxquels nous avons fait face en 2013, nous allions toujours vers l’avant. Les graphismes développés l’année précédente ont été publiés et la Fonction Partenaire préalable a finalement été mise en place. Une équipe dynamique de la société sous-traitance Capgemini s’est jointe à nous pour non seulement diriger le site de la Fonction Partenaire, mais également prendre en charge le rôle de la gestion des données.

2014-2015 : Changements

En essayant de maintenir l’élan et l’orientation de l’amélioration ergonomique, en avril 2014, nous avons eu l’idée de tester la co-navigation (assistance à distance) qui nous permettrait de prendre le contrôle des écrans pour aider les créateurs d’entreprise à remplir la documentation en ligne. Ce concept rendrait le processus plus rapide et plus facile à comprendre pour ceux qui ne connaissent pas la procédure. Bien qu’il n’ait pas été mis en œuvre en raison des préoccupations de nos partenaires, c’est une initiative administrative que nous avons l’intention de revoir lorsque le service sera plus avancé.

À la mi-juillet, les informations système ont été organisées et les développements mis en place pour que Capgemini puisse prendre son rôle de leader dans la gestion du système. Un transfert des compétences impliquait une période de « double marche» avec les CCI pour permettre une transition en douceur du contrôle du front-office. La fonction partenaire développée a également été mise en ligne le même mois. Tout au long de l’année 2014, lorsque de nouveaux systèmes et méthodes ont été mis à l’essai, le soutien de l’équipe est arrivé en août pour aider temporairement avec les requêtes de service client. Christophe Lebeau a également rejoint l’équipe en septembre pour assumer le rôle indispensable de superviser le développement du projet. Cependant, en dépit de nouveaux rôles appropriés, l’équipe a commencé à diminuer de manière importante après avoir connu l’un de nos plus grands revers dans ce projet à ce jour. Au début de 2015, seuls cinq membres de l’équipe ont continué à travailler aux côtés de la récente équipe Capgemini; le budget GIP était effectivement épuisé en avril 2014Une petite rallonge budgétaire nous a été accordée jusqu’en janvier 2015, maisil y eu pendant ce temps d’énormes incertitudes quant à l’avenir du service Guichet Entreprises, provoquant des tensions et des inquiétudes au sein de l’équipe. Tout au long de ces neuf mois, on nous a donné très peu d’indications excepté la mission temporaire de supervision des systèmes actuels. Malheureusement, cette période instable a été la cause de départs en masse des membres de l’équipe.

Finalement, la décision a été prise de placer le service sous la direction du Service à Compétence Nationale (SCN), un nouveau service national chargé de la gestion du projet. Le SCN a été placé sous la direction du Service de la Compétitivité, de l’Innovation et du Développement des Entreprises (SCIDE) en ligne avec la Direction générale des entreprises (DGE). Toutefois, cette période d’intégration n’a pas été facile; il y avait des incertitudes quant à savoir si oui ou non le SCN deviendrait un organe légitime pour l’aider à remplir le service Guichet Entreprises. Un budget modifié grâce à une toute nouvelle organisation a également apporté de nouvelles règles et les membres de l’équipe restés ont connu une phase de réajustement difficile.

Malgré les difficultés, nous étions déterminés à faire bouger le projet. Avec le budget en place, nous étions de retour au travail afin d’améliorer nos propres systèmes et, en novembre, nous avons inauguré notre propre système de back-office (SES). Après deux mois de développement, nous avons également réussi à relier notre système à la méthode de paiement PAYBOX utilisé par nos partenaires CFE. Le système de paiement PAYBOX fonctionne en relation avec nos partenaires. Des comptes bancaires spéciaux sont en place pour faire face aux multiples paiements qui arrivent, avec chaque transfert de paiement affecté à l’organisme concerné. Infogreffe a été incapable de nous fournir l’assistance et les informations pertinentes immédiatement, mais pour que les choses continuent à progresser, nous avons mis en place le système PAYBOX sur le portail et conseillé aux créateurs d’entreprises d’envoyer des chèques postaux aux organismes nécessaires en attendant. Bien que les chèques postaux aient compliqué le processus (les chèques étaient encore en cours de réception quatre mois après leur envoi), c’était un moyen pour permettre instantanément à nos utilisateurs une approche plus directe. Notre décision a été controversée, mais nous avons décidé de cette occasion pour mettre l’expérience utilisateurs au premier plan.

D’autres changements ont eu lieu durant 2015 après l’annonce faite que guichet-entreprises.fr serait le premier portail en ligne pour effectuer les démarches administratives obligatoires du nouveau statut de micro-entrepreneur. Après la modification de la loi en juin 2014, le statut juridique de l’ancien régime nommé autoentrepreneur en France a bénéficié de plus d’avantages, après avoir été rattaché au RCS et par conséquent a été renommé micro-entrepreneur. Avant l’existence de notre service, les microentrepreneurs pouvaient passer par Lautoentrepreneur.fr, un portail géré par l’Agence Centrale des Organismes de Sécurité Sociale (ACOSS), l’organisation mère de la sécurité sociale, connue sous le nom du réseau URSSAF (Union de Recouvrement des Cotisations de Sécurité Sociale et d’allocations Familiales). Aujourd’hui, le portail ACOSS coexiste toujours aux côtés de guichet-entreprises.fr, mais n’est plus conforme aux enregistrements nouvellement légalisés.

Suite à la modification de la loi, les formalités et les règlements ont du être mis à jour, ce qui a affecté la fonction globale de guichet-entreprises.fr. L’élaboration a commencé par les systèmes de front-office pour régulariser les fonctions et fournir des processus de modification d’activité et de cessation pour le nouveau statut de micro-entrepreneur. Les procédures de front-office ont continué à être développées tout au long du mois d’août en parallèle des améliorations pour trouver des solutions aux anomalies liées à PAYBOX. Élodie Dufour a rejoint notre équipe en septembre comme deuxième juriste, en prêtant un intérêt tout particulier aux exigences juridiques, y compris les développements initiaux du front-office pour guichet-qualifications.fr et le développement de ses graphismes. Les connaissances d’Élodie en droit européen ont amélioré notre position vis-à-vis de la directive européenne et ont renforcé notre notoriété et notre l’expertise.

À la fin de l’année, la fonction de régularisation pour les micro-entrepreneurs a pu être mise en ligne et le système France Connect a suivi de près. Un dispositif proposé par l’État, France Connect permet à nos internautes de se connecter automatiquement et de lier en toute sécurité leur création d’entreprise aux services fiscaux et de sécurité sociale correspondants en ligne.

2016 : Six ans plus tard

Après six années de développement et de construction web, nous avons finalement constaté une diminution importante des bogues logiciels en 2016. La dernière édition de guichet-qualifications.fr a été lancée le 18 janvier, fournissant davantage de contenu et d’informations prêts à être développés. Chloé Ledevin a rejoint l’équipe en février pour prendre en charge les autorisations de recensement par rapport à la directive sur la qualification et pour travailler conformément aux lignes directrices de la Commission européenne.

En avril, les fonctions que nous avions mises au point pour la modification et la cessation d’activité du nouveau statut de micro-entrepreneur ont été mises en ligne parallèlement à la fonction de régularisation et la signature électronique, un processus de régulation contrôlé par le Centre d’Enregistrement et de Révision des Formulaires Administratifs (CERFA). Après consolidation avec Lautoentrepreneur.fr, nous avons gagné de nouvelles créations d’entreprises, qui ont abouti à un nouveau total de 50 000 fichiers créés sous guichet-entreprises.fr en 2016 (10% des entreprises créées en ligne en France).

Nous avons commencé les développements ergonomiques pour la version 3 (V) du portail en juillet, un progrès qui sans aucun doute, apportera de nouveaux défis de performance. V3, conformément à la directive Services, comprend la fourniture d’informations et formulaires multilingues qui sont en cours d’élaboration pour nous assurer que nous sommes conformes aux exigences légales en France. En raison du haut niveau de sécurité  de notre service d’hébergement original, à la fin du mois de septembre, nous avons également terminé avec succès le processus de changement des serveurs d’hébergement pour nos sites internet. Ce changement permet l’utilisation de nos sites par 15 000 personnes en simultané.

L’avenir

Le développement des logiciels et de l’ergonomie du service Guichet Entreprises au cours des six dernières années a été un véritable défi pour l’équipe, mais les bases ont été établies. Désormais, l’accent est mis sur les défis qui aideront l’utilisateur ; des défis qui signifient que nous pouvons commencer à remplir la promesse d’un point d’entrée uniqueet fournir des renseignements précis, des procédures réglementaires mises à jour et une connexion structurée à toutes les organismes administratifs. Novembre 2016 a marqué une nouvelle façon de penser : une direction que l’administration d’entreprise doit prendre et que l’équipe de Guichet Entreprises s’est engagée à poursuivre. En rassemblant tous les membres de l’équipe ayant un lien avec notre mission, nous avons exprimé notre nouvelle direction lors d’un séminaire de deux jours pour définir la feuille de route pour 2017 et l’avenir. Nous avons introduit des méthodes Agiles et le Framework Agile Scaled (SAFe) pour coordonner les nouvelles équipes formalisées, accroître l’engagement et placer  des « user stories » (tâches) au cœur de tous les processus. Les sprints (boîtes de temps) supplémentaires donnent au projet une nouvelle détermination pour trouver des solutions à nos plus grands défis, renforcer les connaissances et collaborer régulièrement pour un développement rapide.

L’objectif pour 2017 sera d’abord axé sur la production des formalités concernant les reconnaissances de qualifications professionnelles, conformément à la directive européenne. L’introduction de notre nouveau générateur de formulaires se traduira par une simplification du processus de production, ce qui permettra en fin de compte de résoudre une grande partie du défi que représente l’assemblage des formalités. Pourtant, l’enjeu fondamental reste dans le déploiement des formalités concernant les qualifications : l’envoi de nouveaux dossiers d’utilisateurs aux autorités avec lesquelles nous n’avons jamais communiqué. Une autre tâche importante pour 2017 sera la création d’un nouveau mode de paiement. Actuellement, le service Guichet Entreprises – bien que lié avec le système PAYBOX par le biais du CFE – n’a  pas contracté un usage plein et entier de ce mode de paiement. Pourtant, en raison de notre position centrale au sein du réseau de la création d’entreprises en France, nous avons besoin d’une structure de paiement qui puisse nous permettre d’avoir un lien direct ou intermédiaire avec l’utilisateur et de développer un moyen qui pourrait connecter tous les organismes à un système de paiement unique. À l’heure actuelle, tous les partenaires ont un composant spécifique et coûteux sur leur compte s’ils utilisent le système PAYBOX; nous visons à développer une solution plus simple et plus efficace.

Nous avons encore un long chemin à parcourir pour être certains de répondre aux attentes des utilisateurs et nous développons pour cela des solutions de productivité et de communication. L’expérimentation de nouveaux systèmes peut être synonyme de perturbation ; séparer et restructurer l’administration de l’entreprise en France n’est pas une tâche aisée. Il est cependant extrêmement important de garder le dynamisme du projet car si nous continuons nos efforts, les barrières pourrons tomber et révéler une approche améliorée, efficace et plus cohérente à l’administration d’entreprise.